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Ecrit le 26-03-2015 09:51

Nippon Kempo Kyokai

La pratique

Actuellement, on peut entendre tout et n'importe quoi sur la singularité de l'école et l'organisation Kyokai. Dans sa recherche d'authencité et de fidélité l'enseignement traditionnel japonais, l'UFNK a voulu se positionner pour présenter et militer pour une pratique pouvant être perçue comme passéiste pour certains. Pour cela, nous avons inteviewer Shihan Cyrille Cuny pour répondre quelques questions sur le sujet.

Bonjour Shihan. Pour vous, quelles sont les différences entre l'approche "kyokai" et les autres écoles de nippon kempo ?

Bonjour. Pour moi, les approches sont réellement distinctes. Comme le disait un grand maitre japonais, l'école kyokai, la pratique a pour objectif, comme nous le faisons avec la méditation, d'éveiller l'attention dans le but d'accéder une connaissance. Il s'agit ici non d'une connaissance intellectuelle uniquement mais plus d'une familiarisation qui conduira une forme d'aisance. Nous nous familiarisons avec nos différents processus physiques et mentaux. C'est l'observation pure et le ressentir que nous allons appréhender notre réalité psychique.

Dans la pratique, le but est d'aller au del de notre état ordinaire. En effet, dans chaque expérience de la pratique, on s'aperçoit qu'il y a des choses qui varient et d'autres qui restent stables. Le kempo nous permet de nous appuyer sur les choses stables qui sont en nous.

Tout comme dans la méditation zen, la pratique s'appuie sur le seul fait d'être "ici et maintenant" et laisser les processus se manifester naturellement. Nous nous positionnons comme témoins et observateur des choses immuables et impermanentes. L'idée est simplement de constater les processus mentaux (pensées, ...) et physiques (sensations, ...) qui s'élèvent jusqu' la conscience mais sans jamais les saisir. En abordant la pratique sous cet angle, on constate la nature impermanent et interdépendant de chaque phénomène ce qui nous conduit intégrer le fait que rien existe par soi-même. C'est par la pratique que l'on peut "voir" et "distinguer" cette nature et non par la connaissance théorique d'où l'idée de placer l'expérience et l'expérimentation au coeur de tout apprentissage. La suite des expériences et apprentissages (réalisations) de ce "regard" permettra l'intégration de cette nature. Ces réalisations conduiront au changement et au façonnage de l'individu ; non pas dans ce qu'il doit être mais dans ce qu'il est.

Dans ce cadre, comment peut s'inscrire la pratique de la compétition ?

La compétition peut être un formidable allié comme le pire des ennemis chez le pratiquant. Dans le shiai (jeu), l'erreur serait de de prendre le "concurrent" au premier degré.
L'esprit de compétition, vouloir la domination sur l'autre par fierté, devrait être comme un sabre. Il ne devrait jamais être sorti de son fourreau. Le véritable combat de compétition est bien l ; pouvoir combattre un autre pratiquant en l'utilisant comme une opportunité de travail sur soi-même. Mais ne sort on pas le sabre parfois pour les plus futils des combats ?

Et le combat dans le nippon kempo kyokai ?

Le combat est le prermier lieu contre soi-même. Un endroit, un moment ou on ne peut, et ne doit, pas accuser le terrain, la balle ou l'adversaire.

 


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