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La compétition du nippon kempo : le shiai

La compétition en nippon kempo n’est pas une fin en soi et l'erreur serait de se focaliser sur les tournois en réduisant le champ technique à des fins purement compétitives.

Déroulement

  • Un combat se déroule dans une surface circulaire (kempo hoen) ou dans certains cas dans un carré de 9 à 11 mètres de côté. Il est arbitré par un arbitre (shinpan in) central, de trois arbitres extérieurs (shinpan shunin) et d'un arbitre superviseur (shinpan cho).
  • La compétition appelée shiai telle qu’elle apparait dans les championnats se déroule selon le cumul des points sur trois minutes ou en règle sanbon shobu, c’est-à-dire que le nombre total des points (Ippon) marqués par les deux combattants ne peut excéder trois.
  • S’il y égalité à la fin du temps règlementaire, les arbitres peuvent décider de prolonger le combat sur 2 minutes supplémentaires. En cas d'égalité à nouveau, la victoire peut se décider alors selon la règle de "la mort subite" (ensho) c’est-à-dire que le combattant qui réussit à marquer le premier est déclaré vainqueur.
  • Le match nul (hikiwake) est donné lorsqu’à la fin du temps règlementaire du combat, les adversaires sont à égalité.

En équipe : (généralement de cinq personnes, mais aussi de trois ou sept) ; les kempoka de chaque équipe s’opposent en une série de matchs individuels. L’équipe qui a le plus de victoires remporte le match. En cas d’égalité du nombre de combats remportés, l’équipe qui gagne est celle qui marque le plus de points. S’il y a égalité, les capitaines de chaque équipe font un match pour se départager. Dans les équipes de cinq, le nom des positions sont : sempo, jiho, chuken, fukusho, taisho.

Détails de la construction structurelle du kempo hoen :

 

A l’origine, le nippon kempo se pratiquait sur un ring. C’est en 1955, avec la création officielle de l’organisation Nippon Kempo Kyokai, que le ring fût remplacé par une zone de combat circulaire constituée de tatami. Un choix orienté vers une pratique plus traditionnelle inspiré de l’aire de combat de l’ancien sumo.

Il est important de rappeler que la tradition (dentou) occupe une grande place dans l’association Nippon Kempo Kyokai. Le choix d’une zone circulaire ne déroge pas à cela. Le cercle représentant l’infini (mugen) et la diffusion caractérisant l’esprit de gratitude si cher à la pratique. Aujourd’hui l’ensemble du praticable est toujours identique, mais de nouvelles matières forment les tatami de la plateforme de combat. On peut néanmoins trouver des zones de combat non circulaires formant un carré et utilisant la même organisation structurelle.

Quelques mots sur la compétition du nippon kempo. Celle-ci s'organise autour de 3 systèmes dis-tincts permettant à tous d’étalonner son niveau de pratique. Elle n'a pas pour but de créer un affrontement purement sportif. Elle s'apparente plus à un outil pédagogique permettant au pratiquant de juger de ses faiblesses.

Nous retrouvons ainsi :

  • Le Jiturangeki : Forme de combat de 3 mn avec totalisation des points décisifs (ippon) utilisant l'ensemble des possibilités techniques. Le jiturangeki signifie des attaques avec plein contact. Cette forme très pragmatique fait usage de protections rigides règlementaires permettant aux deux pratiquants de s'exprimer sans risque de blessure.
  • Le Kurangeki : Forme de combat de 3 mn avec totalisation des points décisifs (ippon) utilisant l'ensemble des possibilités techniques. Le kurangeki signifie des attaques sans contact. Cette forme plus « légère » utilise, ou non, des protections souples destinées à prévenir tout risque de blessure en cas de non contrôle.
  • Le Kata : Le pratiquant est testé sur 1 ou plusieurs kata prédéterminés. La notation prend en compte un nombre importants de points afin de tester les qualités spirituelle, technique et physique du pra-tiquant. Détails de la construction structurelle du kempo hoen :

Les règles de compétition officielles en individuel

Les règles de compétition officielles en équipe